Contrairement à la SA ou à la SAS, la SCI ne connaît pas le mécanisme légal des "actions de préférence". Elle offre pourtant une grande souplesse dans l'organisation des droits des associés. Les statuts peuvent notamment aménager les droits de vote, les règles de majorité ou prévoir une répartition des bénéfices qui ne soit pas proportionnelle à la détention du capital.

Cette liberté connaît toutefois des limites, notamment l'interdiction des clauses léonines (clauses attribuant à un associé la totalité des profits ou le privant de toute perte) dont il convient de mesurer la portée. Ces aménagements doivent également être appréciés sous l'angle fiscal, notamment en matière de valorisation, de transmission ou de libéralité. La SCI peut ainsi offrir une ingénierie statutaire particulièrement intéressante, à condition d'en maîtriser les limites juridiques et fiscales.